Au Foyer Saint Maurice

 

Il y a une dizaine d'années, à Pfastatt, son village natal, Michèle Bruel-Rupp a eu le coup de foudre pour des peintures d'artistes Polonais utilisant la technique de la peinture sous verre.

Artiste peintre autodidacte, devenue sociétaire de l'Académie Européenne des Arts-France, elle s'est fait sa place au soleil en rejoignant le cercle restreint de la quarantaine d'artistes qui peignent derrière le verre et non sur le verre. Une tradition qui remonte à la nuit des temps et qui a gagné ses galons de noblesse, au 13ème siècle, sur l'île de Murano, près de Venise, célèbre, par ailleurs, pour ses artisans verriers. Riche en couleurs et en lumières, cette manière de peindre ne laisse place à aucune erreur. Lorsque l'artiste la découvre, il est trop tard pour la rectifier. Et quand on sait que Michèle Bruel-Rupp peut mettre jusqu'à 130 heures pour réaliser une seule de ses œuvres, on comprend combien la passion doit d'être forte pour arriver à réaliser les 66 œuvres qu'elle présente cette année encore à Pfastatt, au Foyer Saint Maurice, 1 rue de la Concorde à Pfastatt.

Une quarantaine de distinctions

Inaugurée par le député-maire de Pfastatt, Francis Hillmeyer, en présence des adjoints Fabienne Zeller, Jean-Claude Bensel et Daniel Schaerer, ainsi que d'Anita Burger, adjointe à la culture de Cernay, elle fait l'admiration, non seulement des élèves de Michèle, qui enseigne la peinture à Ferrette, mais d'une foule de visiteurs qui découvrent ou redécouvrent toutes les facettes d'une artiste qui peint, selon son inspiration, des bouquets très fins et colorés, des marines et ruelles de l'île de Ré, de Bretagne, de Bormes-les-Mimosas ou de Saint-Paul de Vence. Elle affectionne aussi les tableaux naïfs illustrant sa province ou animaliers qu'elle peint à Steinbach où elle a posé ses tréteaux. Elle y perfectionne aujourd'hui un art qu'elle espère pouvoir transmettre et qui lui a valu, pour l'instant, pas moins de 37 distinctions entre 1994 et 2004. L'année présente lui a été faste aussi. Après avoir reçu des prix à Paris, à Hagondange ou plus près de chez nous, c'est Gérard Larcher, ministre délégué à l'emploi qui lui a remis le dernier au Salon de peintures et sculptures de Rambouillet, pour un magnifique bouquet, plein de détails et peint là aussi à l'envers. Cette artiste et sa peinture à la facture particulière, les amateurs peuvent les découvrir, ce dimanche encore, à Pfastatt, de l0 h 00 à 19 h 00.

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Le chaud et le froid

 

 

  Le chaud et le froid 

 On retrouve les fleurs, hivers, naïfs, paysages habituels, mais l'artiste innove avec des marines et des poules

 

Michèle Bruel-Rupp n'est pas une peintre comme les autres. Non seulement elle fait preuve d'un immense talent et d'une minutie folle qui confine à la maniaquerie, mais, de plus, elle trace ses motifs à l'envers, sur le fond vitré. Le public, lui, n'y voit que du feu, ou plutôt, des formes d'une finesse incroyable, des couleurs qui tranchent sur le fond noir, ou, au contraire, se marient, douces et chaudes, se nuancent, évoquent un coucher de soleil sur la neige ou des pavots pastels, se combinent en un panaché de camaïeu de mauve et de blanc, dans un bouquet de lisianthus. Dans tulipes et viburnum qui font face à l'entrée par exemple, dont on voit chaque minuscule corymbe, l'artiste pousse le sens du détail jusqu'à représenter les petites inflorescences tombées à côté du vase et se joue encore davantage de la transparence du fond.

Les visiteurs ne s'y trompent pas qui soulignent dans son livre d'or, leur « enchantement », leur «éblouissement», leur «rêve, les yeux grand ouverts ».

Mais l'artiste n'excelle pas que dans les fleurs ou les hivers; ses naïfs sont toujours aussi poétiques, ses paysages (Saint-Paul-de-Vence, l'île de Ré) aussi fouillés. En clin d'œil à l'actualité et comme pour se délivrer de la menace qui pèse, elle a introduit divers tableaux représentant des poules qui attendent leur maîtresse ou savourent leur liberté dans une ferme abandonnée. (antoinette oser)

 

Aujourd'hui dimanche 20 novembre, de 10 h à 19 h, au foyer Saint-Maurice, 1 rue de la Concorde à Pfastatt - Entrée libre.

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Peintures à l' en-verre

 

Michèle Bruel-Rupp

Peintures à l'en-Verre

Toiles, bois et autres objets divers ont déjà servi de support à l'expression artistiques de Michèle Bruel-Rupp. Mais c'est au final au dos du verre qu'elle s'épanouit depuis 17 ans, puisqu'elle s'adonne désormais à la peinture...sous verre. De ses trente années de peinture, l'artiste n'a pu garder que son coup de pinceau et son insatiable besoin de peindre. Car pour la peinture sous verre, il faut savoir faire preuve d'une belle souplesse dans la technique de travail, les procédés à utiliser ou encore en matière de gymnastique mentale. Mais qu'à cela ne tienne, le verre connu pour être fragile, devient entre les mains de Michèle Bruel-Rupp un matériau noble où transparence, brillance et capacité de magnifier la lumière sont les maîtres mots. La peinture sous-verre ne connaît pas beaucoup d'adeptes en raison de sa complexité, «ta peinture est posée à l'arrière du verre, pour lui faire perdre sa transparence» explique l'artiste, pour laquelle la logique de travail est à l'inverse d'une peinture sur toile. *// faut commencer par les premiers plans pour aller, plan par plan, vers le fond du tableau». Commencer son œuvre par le détail qui figure au premier plan, voilà pourquoi elle débute aussi chaque nouveau tableau en apposant sa signature. «C'est aussi pour ne pas l'oublier, car après il serait trop tard». Installée tous les après-midis dans la pièce qui lui sert d'atelier, une plaque de verre dans une main, ses pinceaux en poils de martre clans l'autre, elle conjugue patience, toucher et résistance physique dans un savant jeu de recto-verso. Sachant qu'un verre
peut mesurer jusqu'à 4 mm d'épaisseur, ses poignets sont soumis à rude épreuve. La réussite de son œuvre reste jusqu'au dernier moment à la merci d'un geste maladroit qui peut anéantir d'un seul coup jusqu'à 80 heures de travail.
Contrairement à la peinture sur toile, on ne peut pas retoucher ses tableaux, «La dernière couche est ce qu'il y a de plus difficile, car sa couleur peut tout changer» confie l'artiste.
Les 48 heures de séchage nécessaires entre deux couches, ou plans, font que Michèle travail souvent simultanément sur deux tableaux traitant d'un thème identique. Amoureuse des fleurs, elle ne se lasse pas de les habiller de couleurs nobles. Des couleurs inspirées par les saisons, qui illustrent des
thèmes aussi variés que les paysages, les fleurs, les personnages et autres scènes intimistes. Mais ce que l'artiste savoure par-dessus tout, même si elle doit le peindre par-dessous, c'est l'art naïf.

«Dans ces tableaux on retrouve tous une âme de chez soi, c'est beaucoup plus touchant, et les gens ont plus de facilité à s'approprier l'oeuvre». De la sensibilité, les tableaux de Michèle Bruel-Rupp en dégagent, car elle peint sa vie et ses passions. Si la médaille d'or décernée par l'Académie Européenne des Arts-France de Paris fut pour elle un grand moment, Michèle Bruel-Rupp se nourrit avant tout du plaisir de voir les gens surpris par cette technique de peinture devenue rare. Elle est devenue une véritable raison de vivre pour cette autodidacte qui perpétuer un art qui, quoique né au 13e siècle, a su garder ici tout son éclat.       
                                                                                       S. Reibei


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 A la gare aux artistes

S E N T H E I M

Michèle Bruel   à la Gare aux Artistes

 

La peinture sous verre de Michèle Bruel.

La Gare aux Artistes du Chemin de Fer Touristique de la vallée de la Doller accueille ce week-end l'exposition «Un monde à l'en-verre» de Michèle Bruel. Des huiles peintes au dos du verre (des sous-verre) qui mettent en valeur les particularités et la capacité du verre à magnifier la lumière et de jouer avec la transparence de ce dernier.

Comme son nom l'indique, la peinture est réalisée derrière le verre. La démarche est inverse par rapport à une peinture traditionnelle ; de ce fait, il n'y a pas de repentir possible.

Michèle admet son attirance pour le style figuratif, compositions florales, paysages marins, et des tableaux d'inspiration naïve.

Ces sujets qui respirent la sérénité sont familiers au fond de la mémoire collective, mais oubliés et engloutis par l'actualité dévorante et ne laissent plus de place au romantisme.

Une artiste et des oeuvres à découvrir samedi 3 septembre de 14 h à 18 h et dimanche 4 septembre de 10 h à 18 h à la Gare de Sentheim.

N" 205 - Vendredi 2 septembre 2005

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Une bonne thérapie

 


 

Une bonne thérapie pour certaines personnes

Les peintures naïves et florales sous verre de Michèle Bruel-Rupp illustrent aussi la forte sensibilité de l'artiste. Ses paysages enneigés renvoient ainsi aux souvenirs difficiles de l'enfance. Le verre reflète ici le passé. Mais pour la peintre installée à Steinbach, il doit aussi «montrer ce qu'ont fait les anciens». «Nous n'avons rien inventé», indique celle qui s'est aussi fixée comme dessein de « transmettre ce savoir-faire ancien». Elle le partage au sein d'un petit atelier. « C'est une bonne thérapie pour certaines personnes. Ça fait du bien de donner, pas seulement de recevoir.» De la peinture altruiste, en quelque sorte.

Michèle Bruel-Rupp: «Ça fait du bien de donner».

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THUR et DOLLER

 " Le monde à l'en-Verre "

Michèle Bruel-Rupp revient à la Gare aux artistes de Sentheim. Elle expose de nouvelles œuvres réalisées selon la technique de la peinture sous verre.

Éclectisme, originalité et qualité sont les mots clés de l'exposition de peinture sous verre présentée, samedi 3 et dimanche 4 septembre à la Gare aux artistes de Sentheim. Ce sont des notions que Michèle Bruel illustre à merveille avec sa technique de peinture sous verre, un mode d'expression . très particulier. L'artiste peint à l'envers sous le verre, ce qui signifie qu'elle réalise d'abord les détails et finit par le fond. Conséquence : l'erreur n'est pas permise. Des années de passion et de travail dans le but "d'apprivoiser la lumière sous le verre", dit-elle.

Des œuvres vivantes

Les thèmes sont variés : compositions florales, paysage et tableaux d'inspiration naïve qui parlent au cœur de chacun. Ces bouquets, ces scènes de village, ces vues de mer qui respirent la sérénité sont très familiers parce qu'ils font partie de l'Imaginatif personnel de chacun.

La peinture sous verre est un art ancestral que Michèle a découvert lors d'une visite au musée d'art naïf de Nice : "Attirée par la force et la lumière, j'ai été immédiatement fascinée par cette technique". Cette manière de peindre est encore confidentielle en France : "Cette technique nécessite d'apprendre à penser à l'envers car il faut peindre la vitre par derrière en regardant par devant. Cela demande beaucoup d'attention. Je ne peins sur toile que pour me relaxer." La lumière, élément très important dans les œuvres de Michèle, leur donne la vie. En regardant ses bouquets, on a l'impression que les fleurs n'attendent qu'un petit souffle d'air pour s'agiter. Une expo à découvrir.

M. G. E* Y ALLER

 

 

 

 

 

                      Michèle Bruel peint sous le verre,

                une technique ancestrale

                encore confidentielle en France.